
La Belgique à la Coupe du Monde 2026 vit un été brûlant. Portés par une génération renouvelée et un nouveau sélectionneur, les Diables Rouges ont franchi la phase de groupes en tête de leur poule avant de livrer l’un des matches les plus fous de la compétition en seizièmes de finale face au Sénégal. À l’heure d’écrire ces lignes, l’équipe nationale se prépare à disputer son huitième de finale contre les États-Unis, avec un billet pour les quarts en jeu.
Ce Mondial 2026, organisé conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique, marque l’entrée dans l’ère du tournoi à 48 équipes. Pour les supporters belges, c’est l’occasion de suivre un parcours qui rappelle les grandes heures des Diables Rouges. Retour complet sur la campagne belge : le tirage, les résultats du groupe G, la remontée héroïque contre le Sénégal, le programme à venir et les ambitions d’une sélection qui rêve à nouveau grand.
La Belgique à la Coupe du Monde 2026 : le contexte
Après une décennie dominée par la fameuse génération dorée, la sélection belge s’est présentée au Mondial 2026 avec un visage en partie renouvelé. Fini le statut de favori absolu qui pesait sur les épaules à l’époque du numéro 1 mondial FIFA : cette Belgique-là avance plus discrètement, mais elle a retrouvé une identité de jeu et surtout une solidité qui faisaient défaut ces dernières années.
Le format élargi du tournoi, avec 48 équipes réparties en douze groupes de quatre, offre une marge d’erreur supplémentaire. Les deux premiers de chaque groupe, ainsi que les huit meilleurs troisièmes, se qualifient pour de nouveaux seizièmes de finale. Pour la Belgique, l’objectif affiché était clair : sortir premier de son groupe afin d’éviter, autant que possible, les cadors dès l’entame de la phase à élimination directe.
Le groupe G : un premier tour maîtrisé
Le tirage au sort avait placé les Diables Rouges dans le groupe G, en compagnie de l’Égypte, de l’Iran et de la Nouvelle-Zélande. Sur le papier, un groupe abordable, mais qui recelait quelques pièges : l’Égypte de son ossature expérimentée, l’Iran réputé pour sa rigueur défensive, et une Nouvelle-Zélande accrocheuse. La Belgique a fini par terminer en tête avec cinq points, fruit de deux nuls et d’une victoire éclatante lors de la dernière journée.
Belgique 1-1 Égypte : un départ prudent
Pour son entrée en lice, le 15 juin à Seattle, la Belgique a partagé l’enjeu face à l’Égypte (1-1). Un premier match crispé, où les Diables Rouges ont montré des difficultés à faire la différence face à un bloc bien organisé. Le point du nul, sans être flamboyant, permettait de lancer la campagne sans défaite, tout en laissant entrevoir des axes de progression évidents dans la création offensive.
Belgique 0-0 Iran : le verrou n’a pas cédé
Le deuxième match, le 21 juin à Los Angeles, s’est soldé par un 0-0 face à l’Iran. Un résultat frustrant sur le plan offensif, mais rassurant défensivement : la charnière belge n’a rien concédé face à une équipe iranienne venue chercher le point du match nul. À l’issue de cette deuxième journée, la qualification restait à jouer, et tout se déciderait lors de l’ultime rencontre.
Belgique 5-1 Nouvelle-Zélande : la démonstration
Il fallait un exploit pour assurer la première place : les Diables Rouges l’ont livré. Le 27 juin à Vancouver, la Belgique a écrasé la Nouvelle-Zélande sur le score sans appel de 5-1. Enfin libérée, l’attaque belge a déroulé, confirmant que le potentiel offensif était bien là. Cette victoire large a permis à la Belgique de terminer première du groupe G et d’aborder la phase à élimination directe avec la confiance retrouvée.
Seizièmes de finale : la remontée folle face au Sénégal
Le 1er juillet, la Belgique affrontait le Sénégal en seizièmes de finale, dans ce qui restera comme l’un des matches les plus marquants du Mondial 2026. Menés 2-0 à la 85e minute, les Diables Rouges semblaient condamnés. Puis, en l’espace de trois minutes, tout a basculé : deux buts éclair ont ramené la Belgique à hauteur des Lions de la Teranga et forcé la prolongation.
En prolongation, les hommes de Rudi Garcia ont fait la différence pour s’imposer 3-2, au terme d’un scénario que peu de supporters oublieront. Cette qualification arrachée avec le cœur illustre le nouveau visage d’une équipe qui ne lâche rien, à mille lieues des sorties frustrantes des tournois précédents. Une remontée qui a rappelé aux plus anciens les nuits épiques de l’épopée belge.
Youri Tielemans, l’homme de la soirée
Auteur d’un doublé décisif face au Sénégal, Youri Tielemans a symbolisé le sursaut belge. Le milieu de terrain, longtemps critiqué pour son irrégularité en sélection, a endossé les habits de sauveur au moment où son équipe en avait le plus besoin. Sa performance a confirmé son rôle central dans l’entrejeu des Diables Rouges, aux côtés d’un Kevin De Bruyne toujours aussi précieux dans la construction du jeu.
Huitième de finale : États-Unis – Belgique, le remake de 2014
Place désormais au huitième de finale. La Belgique affronte les États-Unis, pays hôte, dans la nuit du 6 au 7 juillet au Lumen Field de Seattle. Un choc qui a une saveur particulière : douze ans après le Mondial 2014 au Brésil, les deux nations se retrouvent au même stade de la compétition. À l’époque, les Diables Rouges s’étaient imposés 2-1 après prolongation, portés par un Kevin De Bruyne et un Romelu Lukaku étincelants.
Cette fois, les Américains, qualifiés après leur succès sur la Bosnie, rêvent de prendre leur revanche et d’atteindre un premier quart de finale à domicile. Portés par leur public, ils constitueront un adversaire redoutable. Pour la Belgique, l’enjeu est immense : une victoire ouvrirait les portes des quarts de finale, une performance que les Diables Rouges n’ont réalisée qu’à de rares occasions dans leur histoire. Le résultat de cette rencontre décisive sera à suivre de très près.
Rudi Garcia, l’architecte du renouveau
Sur le banc, c’est le technicien français Rudi Garcia qui orchestre le renouveau. Connu pour son passage remarqué au LOSC Lille, où il avait décroché le titre de champion de France, mais aussi pour ses expériences à l’Olympique de Marseille, à l’AS Rome et à l’Olympique lyonnais, il a apporté une nouvelle dynamique à la sélection. Son mérite : avoir redonné une colonne vertébrale défensive aux Diables Rouges tout en libérant les individualités offensives.
La remontée face au Sénégal a d’ailleurs mis en lumière sa capacité à gérer les moments chauds et à effectuer les bons changements. Longtemps attendu au tournant par une partie du public belge, Rudi Garcia a désormais des arguments à faire valoir. Ce Mondial 2026 pourrait bien devenir la vitrine de son projet à la tête de l’équipe nationale.
Les cadres des Diables Rouges au Mondial 2026
Dans les buts, Thibaut Courtois demeure le patron. Le gardien du Real Madrid, souvent décisif, reste l’une des principales assurances de cette sélection. Devant lui, la défense s’appuie sur une nouvelle génération de latéraux et de défenseurs centraux appelés à prendre le relais des anciens.
Au milieu, le duo Kevin De Bruyne – Youri Tielemans apporte l’expérience et la qualité de passe. Sur les côtés, la vitesse de Jérémy Doku pose de sérieux problèmes aux défenses adverses, tandis que devant, le duo d’attaque belge conserve un potentiel de buts important. C’est ce mélange d’expérience et de fraîcheur qui fait la force actuelle des Diables Rouges à la Coupe du Monde 2026.
Calendrier et programme des Diables Rouges
Pour ne rien manquer du parcours belge, voici le récapitulatif du programme et des résultats des Diables Rouges à la Coupe du Monde 2026 :
- 15 juin – Groupe G : Belgique 1-1 Égypte (Seattle)
- 21 juin – Groupe G : Belgique 0-0 Iran (Los Angeles)
- 27 juin – Groupe G : Belgique 5-1 Nouvelle-Zélande (Vancouver)
- 1er juillet – Seizièmes de finale : Belgique 3-2 Sénégal (après prolongation)
- Nuit du 6 au 7 juillet – Huitième de finale : États-Unis – Belgique (Lumen Field, Seattle)
Les rencontres des Diables Rouges sont diffusées en Belgique sur les chaînes détentrices des droits, avec un direct commenté et des séances d’analyse avant et après match. Compte tenu du décalage horaire avec l’Amérique du Nord, plusieurs matches se disputent en soirée ou en pleine nuit, heure belge.
Objectif quarts de finale : jusqu’où peut aller la Belgique ?
Se qualifier pour les quarts de finale serait déjà une belle performance pour cette équipe en reconstruction. Historiquement, la Belgique n’a atteint le dernier carré qu’une seule fois, lors du Mondial 2018 en Russie, où elle avait terminé troisième, son meilleur résultat de tous les temps. Un nouveau quart de finale placerait donc cette génération dans la lignée des plus belles campagnes belges.
Au-delà du résultat immédiat, ce Mondial 2026 valide surtout un cap : celui d’une sélection qui a su se réinventer sans renier son ADN offensif. Que le parcours s’arrête en huitième, en quart ou plus loin, les Diables Rouges ont déjà démontré qu’ils comptaient de nouveau parmi les équipes capables de faire trembler les cadors. Et pour les supporters belges, c’est peut-être là l’essentiel.
FAQ : la Belgique à la Coupe du Monde 2026
Dans quel groupe était la Belgique à la Coupe du Monde 2026 ?
La Belgique figurait dans le groupe G, aux côtés de l’Égypte, de l’Iran et de la Nouvelle-Zélande. Les Diables Rouges ont terminé premiers de ce groupe avec cinq points.
Quels ont été les résultats de la Belgique en phase de groupes ?
La Belgique a fait match nul 1-1 contre l’Égypte, 0-0 contre l’Iran, puis s’est largement imposée 5-1 face à la Nouvelle-Zélande lors de la troisième journée, ce qui lui a assuré la première place du groupe.
Comment la Belgique s’est-elle qualifiée en huitième de finale ?
En seizièmes de finale, la Belgique a battu le Sénégal 3-2 après prolongation. Menés 2-0 à la 85e minute, les Diables Rouges ont réalisé une remontée spectaculaire, portés notamment par un doublé de Youri Tielemans.
Quel est le prochain match des Diables Rouges ?
Le prochain match de la Belgique est un huitième de finale contre les États-Unis, disputé dans la nuit du 6 au 7 juillet 2026 au Lumen Field de Seattle. Le vainqueur se qualifie pour les quarts de finale.
Qui est le sélectionneur de la Belgique à la Coupe du Monde 2026 ?
Le sélectionneur des Diables Rouges est le technicien français Rudi Garcia, ancien entraîneur du LOSC Lille, de l’AS Rome, de l’Olympique de Marseille et de l’Olympique lyonnais.
La Belgique a-t-elle déjà affronté les États-Unis en Coupe du Monde ?
Oui. Les deux équipes s’étaient déjà rencontrées en huitième de finale du Mondial 2014 au Brésil. La Belgique l’avait emporté 2-1 après prolongation, grâce notamment à Kevin De Bruyne et Romelu Lukaku.
Quel est le meilleur résultat de la Belgique en Coupe du Monde ?
Le meilleur résultat des Diables Rouges reste la troisième place obtenue lors de la Coupe du Monde 2018 en Russie, la meilleure performance de l’histoire du football belge dans la compétition.
Sur quelle chaîne suivre les matches de la Belgique au Mondial 2026 ?
Les rencontres des Diables Rouges sont diffusées en Belgique sur les chaînes détentrices des droits de la compétition, en direct et avec analyse. En raison du décalage horaire avec l’Amérique du Nord, certains matches ont lieu tard en soirée ou en pleine nuit, heure belge.












